Une vie “tout en avant”

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Une vie “tout en avant”

Une vie “tout en avant”

8 janvier 2020

 

La liberté qui s’exprime au cœur même de l’œuvre poétique d’Arthur Rimbaud se réfléchit en miroir dans sa vie, en une quête perpétuelle de nouvelles découvertes : apprentissage de langues étrangères, pratiques de nouvelles activités artistiques (piano, photographie), voyages incessants, multitude de métiers…

Une vie “tout en avant” (Paul Verlaine)

 

 

 Objectif pédagogique : mettre en correspondance l’œuvre et la vie de Rimbaud

 

 

Rimbaud n’est que mouvement. Dès l’enfance, brillant élève, il manifeste un attrait irrépressible pour les aventures, les escapades, les voyages. Son ami Verlaine le surnomme ”l’homme aux semelles de vent”. Avide d’évasion, il quitte la maison familiale à 17 ans : instabilité ? Exaltation, enthousiasme ? Curiosité toujours insatisfaite et génie créatif ?

 

 

 

 

 

Arthur devient cet éternel voyageur profondément aventurier. Il traverse une grande partie de l’Europe à pieds, puis, à partir de 1880, insatiable, il part vers l’Afrique et s’installe à Chypre. Rimbaud, dès lors, n’envisage plus de revenir en France.

 

 

 

 

 

Les dix dernières années de sa vie le transforment en globe-trotteur, sillonnant la Corne de l’Afrique, le long du canal de Suez jusqu’en Mer Rouge et au golfe d’Aden. Il court d’un emploi à l’autre, tantôt chef d’équipe de chantier en construction, tantôt commerçant et négociant de café ou, comme lors de son dernier projet, revendeur d’armes pour le roi Ménélik en Éthiopie. Le rêve s’y heurte bien souvent à la dure réalité.

 

 

 

 

 

Éternel insatisfait et révolté, peu enclin à accéder naturellement au bonheur ou tout au moins à une certaine paix intérieure, Rimbaud est déchiré entre sa volonté de rentrer en France et sa disposition naturelle à l’aventure. Il ne quitte l’Afrique de l’Est que contraint et forcé parce que son genou le fait atrocement souffrir et qu’il a alors urgemment besoin de soins.

 

 

 

 

 

Sa vie aventureuse et audacieuse se termine brutalement à Marseille. Son corps rejette la prothèse posée suite à l’amputation de sa jambe droite. L’homme au mouvement perpétuel est alors entravé par sa difficulté à se déplacer. Il meurt le 10 novembre 1891.

 

 

 

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